Manifestation 2

Le banquet
[entre 2 expositions]
Galerie Le Sous-Sol (au 87 rue de la Roquette, Paris) le 09/07/99

- Organisée avec Laurent Bruel et Rudolf Di stéfano

Les photos de la manifestation

Après le succès de la première manifestation organisée avec Thierry Théolier à la Galerie Eric Dupont, un banquet somptueux sera au centre de cette deuxième manifestation.
Dans la vaste halle mise à disposition par la Galerie Le Sous-Sol, un repli architectural abritera la réunion de personnalités des scènes politiques et artistiques. Les acteurs de ces deux scènes seront invités à n'en former plus qu'une, autour d'un repas prestigieux. En assistant à des danses, à des pièces musicales et chantées, à des performances, des lectures de textes et des présentations de travaux plastiques, ils participeront à l'élaboration d'une forme théatrale inédite. Un théatre opératoire pour lequel l'isolement, la raréfaction et la concentration sont nécessaires.
Un théatre donc dont le public sera tenu à distance (l'entrée sera strictement réservée à la trentaine d'invités mentionnés ci-dessous).
La qualité des nourritures absorbées, l'énergie des mythes les plus anciens, celle de la mise en scène seront autant d'élément au service des transformations de l'art et de la politique qui se joueront ce soir là.

À la table du banquet sont conviés :
AC!, Jean-Charles Agboton-Jumeau, Valérie Barot, François Barré, François Bayrou, Bernard Blistène, Jean-Yves Bobe, Bobig, Vincent Bossard, Anja Bücherl, Marie-Sophie Caron, Pascale Cassagnau, Françoise Cassona, Christine César, CIRC, Daniel Cohn-Bendit, Arianne Combe Duchâteau, Gabriella Cravitz, Dadas'Sisters, DAL, Alain Declercq, Philippe Douste-Blazy, Bernard Goy, Martine et Georges Horoks, Julia Hountou, Jack Lang, Serge Laurent, Matthieu Laurette, Alain Madelin, Noël Mamère, Olivier Manas, Élodie Mennegand, François Minelier, Véronique Monton, Sami Naïr, No Big Deal, Yvon Nouzille, Bruno Pavio, Juan Perez-Agirregoikoa, Youenn Plouhinec, Nicolas Sarkozy, Georges Sarre, Syndicat Potentiel, Guy Tortosa, Lise et Jacques Toubon, Bernard Vasseur.

Ce fut surtout en constructions qu'ils gaspillèrent l'argent : ils se firent bâtir une maison aux dimensions colossales. Ils l'appelèrent d'abord “le Passage”, puis, un incendie l'ayant détruite, ils la reconstruisirent sous le nom de “Maison dorée”. Pour faire connaître son étendue et sa splendeur, il suffira de dire ce qui suit. On pouvait pénétrer en son coeur par bateau, en empruntant des canaux percés tout exprès. La demeure était si vaste que lorsque l'on s'y trouvait il était impossible d'en atteindre ni les limites ni le centre. Elle renfermait une pièce d'eau semblable à une mer, entourée de maisons formant comme des villes, et par surcroît une étendue de campagne, où se voyaient à la fois des cultures, des vignobles, des pâturages et des forêts, contenant une multitude d'animaux domestiques et sauvages de tous genres. Dans le reste de l'édifice, tout était couvert de dorures, rehaussé de pierres précieuses et de coquillages à perles. Le plafond des salles à manger était fait de tablettes d'ivoire mobiles et percées de trous, afin que l'on put répandre d'en haut sur les convives soit des fleurs soit des parfums. La principale était ronde et tournait continuellement sur elle-même, le jour et la nuit, comme le monde. Dans les salles de bain coulaient, tempétueuses, les eaux de la mer. Lorsqu'une telle architecture fut achevée et qu'ils l’inaugurèrent, tout leur éloge se réduisit à ces mots : “Nous allons enfin commencer à être logés comme des hommes.”

Soirée privée.

Merci à Sylvie Astié pour le flyer.

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